Renaît lentement de ses cendres.
 
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 Clodion

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Hel
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MessageSujet: Clodion   Lun 31 Juil - 9:22

Né en : ?

Mort vers 448 ?

Roi de 428 à 448.

Durée du règne : 20 ans.

Surnom : le chevelu.
Les premiers rois mérovingiens ne nous ont légués que fort peu de chose, ce qui laissa souvent la place à de belles légendes. Si nous nous référons aux grandes chroniques de France, les mérovingiens descendraient de Francus, petit-fils du mythique roi troyen Priam. Ce mythe très répandu tout au long de l'histoire, s'il ne contient aucun fondement historique n'en demeure pas moins une intéressante politique d'anoblissement de la royauté et qui assura un grand prestige aux dynasties de la France.



En réalité, les origines des Francs demeurent fort obscures. Les Francs appartiennent aux peuples germains dont les origines les rattachent aux peuples linguistiques indo-européens qui laissèrent les premières traces archéologiques dès l’époque du Néolithique (vers 6 500 à 2 000 av. J.-C.). Depuis la Scandinavie, les peuples germaniques ont lentement migré pour atteindre une grande aire s'étendant du Rhin à la Vistule et de l'Elbe au Danube. Si Rome connaît les Germains depuis Posidonios (en 90 av. J.-C.), les historiens ont réparti les peuples germaniques de l'ouest en trois groupes : Les Germains de la mer du Nord qu'il appelait les Ingaevones, les Germains du Rhin appelés Istaevones, et les Germains de l'intérieur appelés, les Hermiones. Ces trois ensembles regroupent un nombre très important de peuples divers comme les Chérusques, les Ubiens, les Frisons, les Saxons, les Suèves, les Semnons, les Hermondures, les Lombards, les Marcomans, les Quades, et les Francs. Ces derniers appartiennent en fait au groupe le plus occidental des germains occidentaux du Rhin.



Le nom de Franc provient du nom germanique "Frekker" ou "Frekkr" signifiant en vieux norroi être hardi ou courageux mais en aucun cas être libre. Cette dernière interprétation ne s'y greffa que très ultérieurement. Selon les Romains, les principales qualités des Francs étaient leurs fiertés d'eux-mêmes et leurs hardiesses au combat tandis que leurs défauts étaient la facilité de mentir. Cette fierté ne repose cependant pas sur de brillantes origines. En fait, les Francs constituent un peuple qui s'est constitué par une sorte d'amalgame et de regroupement de diverses tribus germaniques plus ou moins importantes, soit de manière spontanée, individuelle et progressive, soit lors des alliances, avec les Usipètes, les Tenctères, les Sicambres[1], les Bructères, les Chauques, les Chamaves, les Chattes, les Tubantes, les Ampsivariens et les Bataves. Cette fédération si diverse de petits peuples germains s'est crée à des fins militaires demeura unifiée pour mieux faire face aux romains ainsi qu'à d'autres peuples germains voisins plus puissants. Leur seul lien étant leurs langues communes, le westique. On ignore totalement les raisons de ce regroupement.



Au cours du III° siècle, les sources romaines nous indiquent l'installation en 241 des Francs près du Rhin et la Weser. Ils sont alors déjà regroupés en trois grandes tribus. Il y avait tout d'abord les Francs Saliens, nom issu probablement de Salzee, près de Ijssel ou de Salland, une région des Pays-Bas. Les Francs Saliens se caractérisaient par leurs dispersions et leurs morcellements dans la région située entre Cambrai et Tournai. De nombreux guerriers francs saliens œuvrèrent dans l'armée romaine. Il y avait également les Francs Rhénans jadis appelés Ripuaire. Ces derniers étaient nettement plus entreprenants et plus romanisés que les Francs Saliens. Situés en bordure du Rhin entre Mayence et Nimègue, à proximité de Toul, Cologne et Xanten, ils jouèrent un rôle important dans certaines charges romaines dans la capitale impériale de Trèves. Enfin, il y avait les Francs de la Moselle et du Main qu’on appelle généralement les Chattes. Outre cette répartition entre plusieurs groupes ethniques, il y avait plusieurs monarchies regroupant quelques tribus qui coexistaient dans un même groupe franc.



Durant ce siècle, les Francs menèrent d'importants raids destructeurs contre l'Empire romain. De nombreuses sources dénoncent également leurs pirateries le long des côtes de la Manche. Cependant, les deux plus importantes incursions franques demeurent celle de 259-260 durant laquelle ils franchirent le limes rhénan, envahirent la Gaule avant de traverser les Pyrénées et d'atteindre l'Hispanie. Tandis qu’une incursion maritime franque razziait les cotes de la Gaule, franchit le détroit de Gibraltar pour écumer la mer Méditerranée de 275 à 280, une grande attaque franque ravagea la Gaule jusqu’en Aquitaine et menaça Toulouse. L'Empereur Probus fit déporter en 280 quelques milliers de francs à l'embouchure du Danube pour tenter d'écarter la menace mais en vain. Leurs raids maritimes de piraterie conduisirent l'empereur romain Dioclétien à confier au général Carausius en 286 la défense de la Manche. En barrant l'accès de cette mer aux pirates francs et saxons, il rétablit la paix romaine sur les côtes de la Bretagne et de la Gaule. Ainsi, dès 288, le roi des Francs Saliens Gennobaud signa un foedus, un traité d‘alliance fédérant officiellement les Francs dans une région précise.


L'Empire romain chercha à intégrer les Francs afin d'assurer la sécurité du limes en diminuant la pression barbare sur les frontières. L'empereur signa également plusieurs traités d'alliances avec les Francs et accepta de les installer dans l'Empire romain sur des régions peu ou mal colonisées, ou de les enrôler dans la légion. Si ces fédérés gardaient leurs libertés, leurs lois et leurs coutumes, certains Francs notamment Saliens furent installés en Gaule sous le statut de Lètes ou de Déditices c'est-à-dire d'homme totalement soumis aux romains : En échange des terres concédées qu'ils devaient mettre en valeur pour le compte de grands propriétaires ou de l'État, ces lètes devaient effectuer un service militaire dans une légion romaine. L’empereur Constantin Ier entreprit la politique visant systématiquement à vaincre les barbares avant de les installer dans l'Empire. Cela permettait de mieux les soumettre et de mieux imposer l'autorité romaine toute puissante à des vaincus épargnés. Ainsi, il installa des Francs en tant que colons dans les provinces romaines de Belgique et les chargea non seulement de cultiver la terre mais en plus de la défendre contre tous ennemis de Rome. Renommé pour leur vaillance aux combats, de nombreux Francs furent incorporés dans l'armée romaine et firent de brillantes carrières militaires. Ainsi, le premier officier Franc qui nous soit connu fut Bonitus, en 324, et son nom latinisé souligne un certain progrès d'acculturation des francs à la civilisation romaine.



Cependant, si des guerriers francs suivaient, à titre individuel une carrière militaire dans l'Empire, la très grande majorité des Francs demeuraient hors de l'Empire et représentaient une menace non négligeable. Ainsi, en 342, l’empereur Constance Chlore mena une très brillante campagne contre des Francs et laissa son fils Constantin livrer la plupart des rois Francs prisonniers aux lions du Colisée. De même, l’empereur Julien lutta contre les Francs Saliens en 358 qui avaient pénétré dans l'Empire près d'Anvers. Vainquant les Francs, il entreprit une politique d’intégration en ouvrant plus facilement les carrières militaires. De plus, Julien fédéra des Francs tout en les installant sur les bords du Rhin, entre le marais de Peel et de Limbourg afin de mieux les contrôler. Dès lors, de grands généraux Francs servirent loyalement les romains voire dirigèrent des armées romaines comme les généraux Francs rhénans Mérobaud qui devint consul en 377, Richomer, ou Sylvanius. Un cas véritablement unique fut celui du général franc Sylvanius, fils de Bonitus, qui fut malgré lui proclamé empereur par ses troupes avant d'être rapidement vaincu par l'empereur Constance II en 355. Néanmoins, la grande majorité des guerriers francs au service de l'Empire romain resta si fidèle qu'elle n'hésita pas à combattre férocement contre leurs compatriotes qui cherchaient à pénétrer dans l'Empire pour le razzier. Cette totale loyauté fut à maintes reprises récompensée comme le montre les cas des Francs Richomer et Bauto qui obtinrent l'une des plus hautes magistratures romaines, le consulat ordinaire, respectivement en 384 et 385. Le Franc Méraubaud obtint même cette très haute magistrature par deux fois en 377 puis en 383. Mais le général franc le plus célèbre demeure Arbogast. Ce dernier, neveu du consul Franc Richomer, devint Maître des Milices en 392 en disposant dès lors du commandement de toutes les légions romaines. Sa puissance n'avait d'égale que celui de l'empereur. Il profita de la mort de l’empereur Valentinien II pour participer à une révolte païenne en 394 contre Théodose Ier. Il proclama empereur l’usurpateur Eugène à Lyon et conquiert en son nom toute la péninsule italienne avant d’être défait par Théodose Ier. Par la suite, les Francs furent fédérés en 400 et ils furent installés à l'embouchure du Rhin qu’ils devaient protéger de toutes incursions barbares. Le fils de Richomer, Theudomer, fut considéré par Rome comme étant le roi de tous les Francs en 421 et se rendit célèbre en se mettant au service des usurpateurs Constantin III et Jovin.



Les Francs ne participèrent pas à la "Grande Invasion" germanique qui s'abattit contre la Gaule le 31 décembre 406. Au contraire, des Francs fédérés se distinguèrent dans la défense de l'Empire puisqu'ils composaient la majeure partie de l'armée semi-romaine conduite par Stilicon pour combattre l'invasion de l'Italie par les Vandales de Radagaise. De même, une résistance fut organisée par les colons francs qui stoppa brièvement à Mayence l'avancée des barbares en Gaule avant d'être finalement vaincue. Dès lors, toute la Gaule se trouvait sans défense. C'est en profitant de cet état de faiblesse que la majeure partie du peuple franc qui n'avait pas été fédérée à l'intérieure de l'Empire commença à lancer ses premières incursions contre Trèves pour s'y établirent à partir de 411. En 423, des Francs rhénans pillèrent à nouveau cette ville impériale.Clodion, de son véritable nom Chlogio ou Chlodion, n'est pas le premier roi selon la tradition franque. La tradition cite plusieurs rois francs comme Marcomer et son fils Pharamond mais ils restent toutefois dans le cadre des rois dits "mythiques" puisque rien ne prouve leur existence mais encore, s'ils ont existé, ils ne se rattachent pas à la dynastie mérovingienne. Surtout, on connaît un certain Théodemir qui aurait régné vers 413 sur les Francs jusqu'en 418. Mais Clodion a longtemps été considéré comme le premier roi de la France. Il aurait été élevé sur le bouclier vers 428. Sous le règne de Clodion, le brillant général romain Aetius vainquit en 428 les Francs rhénans, vengeant ainsi l'affront fait en 423. Toutefois, ces derniers parvinrent à conserver Mayence et Cologne.


C'est Grégoire de Tours qui le cite pour la première fois dans son "Histoire des Francs" et relate sa biographie mais les évènements demeurent très incertains. Le fait qu'il soit le seule auteur antique à le citer alors qu'aucune autre source de l'époque ne le confirme incite les historiens à penser qu'il n'a jamais existé.



Lorsque les Francs se décidèrent à envahir la Gaule vers 430, plusieurs peuples les avaient précédés. Clodion en profita pour s'emparer de Cambrai en 433 avant d'être vaincu par l'empereur Majorien et par Aetius près d'Arras à la bataille de Vicus Héléna (Helesme) en 448. Aetius choisit alors de fédérer le peuple de Clodion autour de la région de Tournai et de la Toxandrie.A l'époque où Clodion est censé mourir, vers 448, les Francs se divisent en plusieurs groupent : les Francs de Rachnachaire, roi de Cambrai, Chararicus, roi des francs de Thérouanne, Rignomeris, roi des francs rhénans Cologne, et Childéric Ier, roi des francs saliens qui maîtrisaient toute la région de Tournai et le Nord de la Gaule.

Amicalement

Fiohnir


sunny
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